Prénom : KOZHIAD
Âge : 442 ANS
Race : SOMBRE
Religion : SHILENISTE AVANT TOUT MAIS NON SANS QUELQUE SYMPATHIE POUR LA PHILOSOPHIE KAINISTE
Réglementation : OUI
Dons :
ERUDIT 2 (4 points)
PRESTIGE 3 (6 points)
Description physique :
L’incroyable longévité potentielle des Premiers-nés, car ainsi se nomment parfois eux-mêmes les elfes de toutes nuances, les fait paraître immuables aux yeux des autres races. Une fois adultes, les siècles semblent couler sur eux comme l’eau sur le diamant, seuls les millénaires pourraient sans doute les altérer visiblement mais trop peu d’entre eux échappent si longtemps à une mort violente ou à une lassitude délétère qu’on ne saurait le dire avec certitude.
Kozhiad ne fait pas exception. Seul l’observateur attentif pourrait déceler une certaine sécheresse dans ses traits anguleux mais sans pouvoir décider s’il faudrait y voir les signes précurseurs d’un dessèchement entropique ou le reflet séculaire d’une âme par trop métallique.
L’éclat froid de son regard scrutateur, d’un gris d’argent poli, et l’absence quasi-totale d’émotion visible sur son visage viennent renforcer chez certains l‘impression fugace d’être face à une intelligence mécanique, ou froidement prédatrice, dénuée de toute empathie.
Pourtant le personnage semble plutôt sociable au premier abord sans toutefois se montrer prolixe. Mais il serait plus juste de dire qu’il fait montre en toutes circonstances d’une civilité impassible dont le côté un peu suranné et apprêté prête parfois à sourire.
Mais les plus fins, et surtout les plus fines, comprendront vite que cette politesse ciselée n’est que maintien ferme à bonne distance et suspecteront que cette bouche a probablement pu prononcer les condamnations les moins enviables sans se départir de cette froide urbanité.
Car les mêmes auront aussi su déceler, chez ce sombre, d’autres stigmates de l’exercice prolongé du pouvoir : ce port altier, quoique non ostentatoire, accentué par sa haute taille pour un elfe, une mise certes austère mais de fort bonne facture, cette sûreté du geste et du verbe qui trahit l’habitude d’avoir été obéi et servi sans discussion…
Autrefois, il veillait soigneusement à faire natter sa longue chevelure nivéenne en maintes tresses collées mais il préfère depuis longtemps la laisser libre, ayant remarqué que cet écart revendiqué aux usages de la haute noblesse induisait une forme de malaise chez les courtisans (pouvait-il donc tout se permettre ?) et, plus encore, que le jeu aléatoire de ses mèches immaculées masquant en partie son visage anthracite évoquait pour la plupart une sauvagerie brute venant en contrepoint flagrant avec la rigueur policée de sa tenue et de son langage. Dans ce monde, il lui arrivera néanmoins de domestiquer cette chevelure folle en la nouant d'un catogan.
Portrait :
